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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 07:12

Avec ses caissières, Carrefour joue la positive attitude

Distribution . À mille lieues des préoccupations salariales exprimées par ses salariés, le groupe a présenté hier « son » bilan social




Travailler chez le premier employeur privé de France, c’est trop le bonheur. Voilà, sans caricature aucune, ce qu’il fallait retenir de la présentation hier à la presse de son bilan social de 2008 par Carrefour. Pour redorer une image ternie par les coups de gueule de ses salariés, rien de tel que de convier les médias à une pièce de théâtre. Le tout est de préparer un bon casting.

 

Comme acteur principal, donc : Jean-Luc Masset, directeur des ressources humaines de Carrefour France, qui veut être « solidaire avec les salariés ». À ses côtés, Fabienne, directrice de magasin « partie de rien »…, Catherine, jeune assistante de caisse, qui « s’épanouit grâce à un métier super intéressant », et Michèle qui, « grâce à un soutien sans faille de Carrefour », a pu « s’inscrire à la fac à quarante-sept ans, avoir un diplôme et regarder dans les yeux son fils agrégé ». Enfin, pour décor : un « centre de recrutement » flambant neuf dont les murs sont couverts de photos d’« hôtesses de caisse » tout sourire au travail. Ne pas oublier un scénario offensif : « Carrefour est un acteur engagé dans la lutte contre la précarité », un acteur qui « entend le désir des femmes qui veulent s’émanciper en travaillant », un acteur dont « le dialogue social est une priorité ».

 

Bizarrement, le bilan social 2008 ne fait pas écho de la grève nationale du 1er février. Pourtant, dans les magasins Carrefour, comme dans 80 % des enseignes de la grande distribution, les employés avaient arrêté le travail pour exiger des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail. Or, pour Jean-Luc Messet, les « incidents de février » n’ont pas concerné Carrefour car, selon lui, les salaires dans l’enseigne bleu-blanc-rouge sont 27 % supérieurs au SMIC, à 1 657 euros. « Un salaire moyen brut qui prend en compte les primes annuelles, l’intéressement, mais n’empêche pas de toucher 1 000 euros par mois pendant onze mois » rectifie Franck Gaulin, délégué central CGT joint par téléphone.

 

Contre la baisse du pouvoir d’achat, Carrefour a même trouvé une solution pour ses salariés : la polyactivité. « Il a été proposé à chaque caissière de passer de 30 à 35 heures par semaine en faisant de la mise en rayon, et donc de gagner 200 euros supplémentaires, c’est génial… », s’enthousiasme Catherine. Pourtant, là encore le syndicaliste se montre prudent : « Le temps complet choisi, ça veut d’abord dire que le temps partiel devient la norme, cela va permettre à Carrefour d’économiser des créations d’emplois en ajustant les temps morts avec des caissières, d’autant que cela s’accompagne du plan Mercure qui retaylorise le travail par un minutage des tâches. »

 

Hier à Paris, la pièce de théâtre s’est achevée sur une autre trouvaille de la direction des ressources humaines : « la gestion personnalisée des horaires ». Un moyen, selon les témoignages de Fabienne, Michèle et Catherine, « d’être plus libre au travail » et de « venir avec envie ». Au bout d’une heure et demie, le rideau se refermait… Sans évoquer la dégradation de l’ambiance au travail induite par le concept car, tout le monde voulant prendre son mercredi ou son samedi, c’est la chef qui tranche. « Ça favorise la soumission à l’autorité, conclut le cégétiste. De toute façon, les horaires, c’est la dernière chose que les salariés peuvent encore négocier avec leur boss… »


Christelle Chabaud

 

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